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MONTRÉAL VIBRE AU RYTHME DE LA NOTE BLEUE

28 juin 2017

Texte principal du billet

S’il peut se targuer d’être l’événement du genre le plus important au monde, le Festival international de Jazz de Montréal est surtout une grande fête de la musique dont le succès est assuré, année après année, autant par la grande qualité des musiciens venus des quatre coins du monde que par l’enthousiasme des Montréalais dont la mélomanie n’est pas un secret.

Alors que Montréal fête son 375e et le Canada son 150e, le Festival se veut plus festif que jamais en proposant des soirées spéciales et une programmation aussi excitante et dynamique en salle qu’à l’extérieur.

Coup de fil au programmateur Maurin Auxemery, histoire d’en savoir plus sur les nombreuses surprises que réserve la 38e édition du Festival qui se déroule du 28 juin au 8 juillet dans le Quartier des spectacles.

Avant toute chose, comment se porte la musique jazz et en quoi cela influence-t-il vos choix de programmation ?

Ce n’est pas un secret, l’industrie de la musique est en plein bouleversement et, depuis une quinzaine d’années, on constate, malheureusement, un certain désintérêt pour le jazz. Or, il y a plein de jeunes qui innovent et qui créent une musique jazz aux influences hip-hop, électro et world. Alors, depuis 2-3 ans, on développe une nouvelle stratégie de programmation qui consiste à remettre la nouveauté et la découverte de l’avant. Nous sommes conscients de notre responsabilité d’aider le genre et de faire la promotion du jazz sous toutes ses formes.

Quels sont les événements que l’amateur de musique montréalaise ne doit absolument pas manquer?

Le 28 juin, on démarre le Festival en lion avec une soirée 100% montréalaise pour souligner les 375 bougies de la métropole avec l’événement sessions 375! On retrouvera sur scène des artistes locaux qui se démarquent à l’échelle internationale. La fête commence sur la scène à l’angle des rues Sainte-Catherine et Jeanne-Mance avec des performances de Plants & Animals et The Franklin Electric. Puis, on gagne la place des Festivals pour y retrouver Milk & Bone, Cœur de Pirate et Half Moon Run. Pierre Kwenders se produira ensuite sur la Place Heineken, où Kandolo et Monk-e réaliseront des peintures en direct. Et à minuit, au Métropolis, Black Tigger Sex Machine, Apashe et Karluv Klub offriront un spectacle gratuit à couper le souffle, alors qu’à l’Astral, on pourra entendre High Klassified et VNCE Carter des Dead Obies.

C’est sans parler de la présence du collectif Urban Science Brass Band, une fantastique fanfare hip-hop qui se chargera des animations et qu’on pourra retrouver fréquemment sur le site du Festival. Enfin, il faut se garder de l’énergie pour ne pas manquer le retour de Valaire, le 30 juin, sur la grande scène.

Parmi les grands spectacles présentés cette année, plusieurs sont de nature à nous faire danser...

En effet, les quatre grands événements du Festival ont été conçus dans cet esprit. Le 1er juillet, afin de souligner le 150e anniversaire de la Confédération canadienne, la place des Festivals deviendra une gigantesque discothèque en plein air. Le vice-président de la programmation, Laurent Saulnier, a eu l’idée de rendre hommage à la musique dance canadienne dans le cadre d’un grand spectacle avec danseurs, musiciens et artistes invités. DJ Champion et Alex McMahon se chargeront de la direction musicale et Yann Perreau de la mise en scène alors que des artistes comme Men Without Hats, Muzion et Radio Radio seront sur place pour entonner leurs plus grands succès. Ça promet!

Aussi, le 4 juillet, il ne faut pas manquer la performance du groupe ontarien Walk Off The Earth qui risque d’être mémorable! Et c’est sans parler du spectacle de clôture avec Anderson .Paak, bien connu des amateurs de musique urbaine, qui risque de faire sensation.

L’explorateur de jazz audacieux aura-t-il de quoi se mettre sous la dent?

Bien sûr! Si New York a longtemps été une plaque tournante dans le monde du jazz, de nouveaux pôles émergent et la scène londonienne est en plein essor. Ainsi nous est venue l’idée de présenter le UK Marathon. Le 3 juillet, au Monument-National, on pourra ainsi découvrir la musique de l’excellent pianiste Gwilym Simcock et la formation Phronesis. La soirée se poursuivra au Club Soda où l’on pourra entendre le jeune duo Binker & Moses et assister au retour de la formation Portico Quartet.

Aussi, le public curieux ne doit pas négliger le Club Jazz Casino de Montréal à la place SNC-Lavalin, située derrière l’église du Gesù. Dans ce site fermé, doté d’une belle acoustique naturelle, on pourra découvrir des jeunes musiciens du Canada et d’ailleurs. Je pense notamment à Sammy Miller & The Congregation, le 29 juin, au trio autrichien Interzone le 30 juin et à l’Itamar Borochov Quartet le 7 juillet.

Enfin, quelles surprises le Festival réserve-t-il aux puristes du genre?

Les amateurs aux goûts plus traditionnels seront comblés par le programme double du grand saxophoniste Charles Lloyd accompagné de son excellent quartette et du groupe HUDSON, fondé à l’occasion du 75e anniversaire de Jack DeJohnette (batteur émérite ayant notamment collaboré avec Miles Davis) et qui réunit Larry Grenadier, John Scofield et John Medeski, le 30 juin, à la Maison symphonique. Également à la Maison symphonique, le 4 juillet, Joshua Redman et ses acolytes interpréteront les pièces de leur audacieux projet Still Dreaming, qui rend hommage à l’œuvre du fameux quartet Old and New Dreams, formé par les complices d’Ornette Coleman. Enfin, on pourrait parler plus longuement du grand retour de la formation UZEB le 29 juin à la salle Wilfrid-Pelletier s’il n’affichait déjà complet!

Festival international de jazz de Montréal
28 juin au 8 juillet 2017

Ce qu’on en dit

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