Hugo Laliberté : Ottomata et Doki, c’est le troisième ou le quatrième projet qu’on fait ensemble, et on se connaît très bien. On s’aime pour vrai, et on a énormément de plaisir à travailler ensemble. Cette complicité-là, on voulait qu’elle se ressente dans l’œuvre. Quand on s’est assis pour imaginer un projet pour la patinoire, les premières idées étaient déjà très ludiques, un peu loufoques. On avait surtout envie d’avoir du fun, et ça a été le cas tout au long du processus.
Stefano Gemmellaro : Ce sont des créations de longue haleine, qui s’étendent sur des mois, voire des années, donc si on n’a pas de plaisir sur le chemin, ça devient très lourd. Là, au contraire, notre relation de travail et notre amitié ont nourri l’imaginaire. Ce qui se retrouve aujourd’hui sur la glace, c’est aussi le reflet de cette énergie-là, de cette liberté qu’on s’est donnée.
Hugo Laliberté : Et il faut dire que le Quartier des spectacles nous a fait confiance. On nous a laissés aller dans cette folie ludique, sans trop de retenue. On savait que ce qu’on proposait sortait un peu des sentiers battus, mais c’était assumé. On voulait créer une œuvre joyeuse, accessible, qui donne envie de jouer, autant pour nous pendant la création que pour le public aujourd’hui.