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La rentrée des expositions dans le Quartier des spectacles

publication
16 septembre 2026
mise à jour
17 septembre 2026
temps de lecture
5 minutes
Un texte de
Sébastien Tétrault

La rentrée culturelle c'est aussi l’occasion de découvrir les nouvelles expositions que proposent les nombreux musées et galeries du Quartier. Artistiques, historiques ou expérimentales, elles valent chacune plus qu’un détour. Voici un aperçu des événements à ne pas manquer cet automne.

Centre de Design de l’UQAM

ECAL ATLAS TYPOGRAPHIQUE 

Présentée du 10 septembre au 4 octobre, ECAL ATLAS TYPOGRAPHIQUE est une exposition itinérante qui propose une plongée dans l’univers de la typographie. Elle met en valeur les caractères et les polices qui nous entourent et qui témoignent subtilement d’une époque, d’une culture ou d’une vision du monde. Cette présentation, qui révèle la manière dont notre perspective est souvent conditionnée par la forme des messages que nous déchiffrons, se trouve enrichie d’un volet portant sur la création typographique au Québec et d’une installation immersive composée de projections multilingues.  

Galerie de l’UQAM

Une assemblée pour le cosmos 

À l’ère de l’Anthropocène, le ciel étoilé recèle plus que des astres mais aussi des constellations de satellites de confection humaine. Cette exposition, présentée du 4 septembre au 17 octobre, se décline dans trois lieux différents : la Galerie de l’UQAM, MICA | Institut d’art contemporain de Montréal et Adélard, l’église Bishop Stewart Memorial à Frelighsburg. Réunissant le travail d’artistes variés, Une assemblée pour le cosmos pose un regard sur l’espace, qui n’a rien à voir avec la conquête spatiale.  À travers des œuvres constituées d’éléments symboliquement chargés, météorite, pierre, peau de phoque et des médiums divers, tels que la sculpture, le perlage, la vidéo et le son, les artistes Macela Armas & Gilberto Esparza, Tabita Rezaire, Skawennati, Suzanne Treister & Patricia Domínguez et Jesse Tungilik nous incitent à repenser notre rapport aux étoiles. 

 

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Gabrielle Turbide. Dystrophe 

La Galerie de l’UQAM présente également, du 4 septembre au 17 octobre, une exposition de Gabrielle Turbide, finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Intitulée Gabrielle Turbide. Dystrophe, celle-ci se présente sous la forme de dispositifs modulaires abritant des écosystèmes hybrides où des plantes, des algues et des micro-organismes coexistent avec des éléments technologiques. Inspirée du phénomène d’eutrophisation des milieux salés - qui entraîne une prolifération d’algues, de phytoplancton et de bactéries photosynthétiques - l’installation met en lumière les dynamiques précaires prévalant au sein d’environnements fragilisés, où la disparition, la transformation et l’adaptation sont autant de rouages d’un même cycle écologique.

VOX, centre de l’image contemporaine

Valentin Noujaïm - Temps morts 

La galerie Vox accueille du 18 septembre au 28 novembre l’exposition Temps morts, consacrée à Valentin Noujaïm. Inspiré par La Défense, ce quartier d’affaires parisien censé incarner la modernité économique et architecturale de la ville lumière, le cinéaste franco-libanais en brosse un portrait ténébreux à travers trois films : Pacific Club (2023), To Exist Under Permanent Suspicion (2024) et Demons to Diamonds (2025). Présentées dans des espaces évoquant la ruine et le chaos, ces œuvres, qui se situent entre le documentaire, la fiction et le film de genre, évoquent un univers complexe sur le point de s’effondrer.

 

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Carl Trahan - Qu’est-ce que l’ombre pour qu’il faille la saisir ? 

Carl Trahan est un artiste multidisciplinaire proche du conceptualisme dont l’œuvre photographique, qui touche à l’indicible, évoque la difficulté de comprendre le fond des choses. L’exposition Carl Trahan - Qu’est-ce que l’ombre pour qu’il faille la saisir ?, présentée du 18 septembre au 28 novembre, explore la recherche photographique et son paradoxe : l’envie de capter la réalité tout en la reproduisant. Constituée de citations, de photographies, de moulages et d’une vidéo, elle propose une réflexion originale sur cet art moderne qui nous incite tantôt à vouloir se fondre dans l’image, tantôt à disparaître avec elle.

CIRCA

Exposition-bénéfice Collection CIRCA 2026 édition TOPOS/ΤΟΠΟΣ 

Présentée jusqu’au 24 octobre 2026, à la galerie CIRCA, l’exposition-bénéfice Collection CIRCA 2026 édition TOPOS/ΤΟΠΟΣ jette un regard neuf sur le territoire et notre manière de l’habiter. Réunissant les œuvres de plus d’une cinquantaine d’artistes, allant de la réalisatrice Jennifer Alleyn à la plasticienne Alice Zerini-Le Reste, l’événement rend hommage aux migrations et aux structures humaines passées et futures, tout en proposant une pluralité de points de vue sur notre rapport aux lieus physiques, à leurs potentiels et à leurs évolutions.  

ARTPRIM

9 rue du Loup-Pendu, Mia Chalbos 

L’Artprim accueille, jusqu’au 24 octobre, la première exposition individuelle de l’artiste multidisciplinaire franco-canadienne Mia Chalbos. Se présentant sous la forme d’une maison entourée d’un chantier, l’installation intitulée 9 rue du Loup-Pendu évoque un endroit où aurait vécu la mère de l’artiste avant sa naissance. Empruntant aux champs des sciences historiques, de la construction, de la science-fiction féministe et de la mise en scène, l’œuvre invite à réfléchir au concept de maison en tant que relique d’un passé et squelette d’un avenir personnel et familial.  

GESÙ

Ouvrir des brèches, Hélène Goulet 

Le Gesù accueille, du 17 septembre au 24 octobre, l’exposition Ouvrir des brèches, qui réunit des peintures d’Hélène Goulet. À l’aide de couleurs franches, d’aplats, de motifs, de lignes et de formes qui s’assemblent et se confrontent, l’artiste visuelle explore dans ces œuvres les tensions présentes dans les relations humaines. Les formes de ses œuvres évoquent des rencontres et des liens, mais aussi des rapports de force qui influencent notre rapport aux autres et à l’environnement. À travers ces motifs se profilent des passages, autant d’exutoires potentiels aux tensions qui nous habitent. 

MEM - Centre des mémoires montréalaises

Jeux olympiques de 1976 : une aventure tout en souvenirs 

Cette petite exposition ludique vous permet de vivre ou de revivre les grands moments des Jeux Olympiques de Montréal en adoptant différents points de vue. Présentée jusqu’au 22 novembre, Jeux olympiques de 1976 : une aventure tout en souvenirs vous permet d’incarner une athlète ou un membre du personnel. Il vous est même possible de faire l’expérience du visiteur ordinaire achetant son macaron Amik à la boutique souvenir. Autant de façons originales d’apprécier un événement important qui a marqué l’histoire de la métropole, il y a 50 ans déjà.  

 

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Deuil actif 
Le militantisme esthétique d’ACT UP Montréal 

Depuis sa première manifestation publique en 1990, jusqu’à la dissolution du groupe en 1993, les militants et militantes d’ACT UP Montréal ont attiré l’attention de la population sur la mauvaise gestion de la crise du VIH/SIDA par le biais d’éclatantes actions de protestations. Combinant des stratégies queer radicales, un graphisme saisissant, des performances artistiques et des références typiquement québécoises, ils revendiquaient l’accès à des informations sur la santé sexuelle, une couverture d’assurance médicaments complète et des soins médicaux appropriés pour les victimes du virus. Deuil actif - Le militantisme esthétique d’ACT UP Montréal retrace l’histoire de cette coalition originale à l’héritage durable. Présentée jusqu’au 14 février 2027, l’exposition rassemble des entretiens avec les membres survivants, des clichés du photographe officiel d’ACT UP Montréal, René LeBoeuf, et des artefacts puisés dans les Archives gaies du Québec.

Centre de Design de l’UQAM

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