7 parcours pour vivre le festival Juste pour rire à votre façon

Quoi faire
publication
14 juillet 2026
mise à jour
14 juillet 2026
temps de lecture
4 minutes
Un texte de
Philippe Couture

Du nostalgique qui veut revivre les meilleures blagues des quatre dernières décennies au curieux qui carbure à la découverte, du fidèle des scènes gratuites au chasseur de relève, le festival Juste pour rire propose cet été de quoi combler tous les tempéraments d’adeptes d’humour. Voici sept façons de traverser le festival, selon vos envies, votre horaire et votre soif de rire.

Découvrir

Rita Baga

1/7
Le festivalier nostalgique

Il veut se replonger dans les running gags qui ont marqué son adolescence, sa vingtaine, ou carrément l’époque de ses parents. Quatre décennies de rire est fait pour lui : un survol par tranche d’époque, animé tour à tour par Cathy Gauthier (années 1990), Silvi Tourigny (années 2000), Rita Baga (années 2010) et Suzie Bouchard (années 2020). Un concept qui permet de mesurer, en une seule soirée, à quel point l’humour d’ici a changé, et à quel point certaines blagues ne vieillissent pas du tout de la même façon.

Marie-Lyne Joncas et Alban Ivanov

2/7
Le festivalier grand tour de la Francophonie

Pour celui qui aime comparer les accents, les tics et les tabous d’un pays à l’autre, le Gala de la Francophonie offre un aller-retour Québec–France–Belgique–Suisse–Afrique francophone en une seule salle. Du côté des invité·e·s européen·nes, ce festivalier-là aura de quoi satisfaire sa curiosité. Tom Baldetti, en pleine ascension et de plus en plus présent au Québec ces derniers temps, conjugue avec une aisance égale les passages écrits et l’improvisation pure. À ses côtés, on découvrira entre autres Nora Hamzawi, moins connue du public québécois mais solidement établie en France. Du côté d’ici, deux rapports bien différents à la scène française se côtoient : Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques, habitué de longue date des plateaux et des salles françaises, et Marie-Lyne Joncas (coanimatrice de la soirée), qui aborde cet exercice avec un rapport plus neuf à la francophonie élargie.

François Morency

3/7
Le festivalier qui veut voir l’humour avant tout le monde

Impossible de résister à l’idée de dire « je l’avais vu avant que ça devienne gros ». La série En rodage est le rendez-vous des curieux qui veulent assister aux textes en construction, aux formats encore imparfaits, aux numéros qu’on teste devant public avant qu’ils ne soient calibrés pour la scène. C’est le festivalier qui préfère l’imprévu du brouillon à la sécurité du numéro rodé.

Justin Morissette

4/7
Le festivalier du centre-ville, gratuit et grand public

Celui qui veut sentir l’énergie du festival sans réserver un siège nulle part. La place des Festivals devient, soir après soir, un grand terrain de jeu à ciel ouvert. Les soirées Stand-up, animées par Justin Morissette, offrent un tour d’horizon accessible de la relève et des habitué·e·s, avec notamment Rolly Assal, humoriste québéco-égyptien à l’autodérision désarmante, et Thomas Bédard, jeune touche-à-tout dont l’écriture incisive et le sens visuel tranchent avec le format classique du stand-up. C’est le parcours du flâneur qui arrive sans plan précis et se laisse porter par la foule.

L’humoriste français Kev Adams

5/7
Le festivalier festif France-Québec

Pour celles et ceux qui aiment que ça bouge et que l’accent français se mêle à l’accent québécois dans une ambiance de franche camaraderie, Bleu Blanc Rire, animé par Kev Adams, promet une soirée où les Français en fête et des Belges qui font carrière en France viennent chercher la complicité du public montréalais. Autour de lui : Booder et Jarry, deux habitués des plateaux populaires français ; Sarah Lélé, humoriste belge d’à peine 20 ans déjà repérée pour son regard incisif sur la double culture ; Alexandre Vizorek, chroniqueur et humoriste belge au ton cultivé et ironique, et bien d’autres. Une soirée pensée comme une grosse fête.

Adib Alkhalidey

6/7
Le festivalier attaché aux voix d’ici

Le spectacle d’Adib Alkhalidey, avec la direction musicale de Julien Filion, s’adresse au festivalier qui veut un point de vue affirmé, un ton singulier. Celui de Daniel Grenier, ancien membre du trio culte Les Chick’n Swell, est plutôt adressé à celui ou celle qui aime les chansons loufoques et les réflexions décalées : c’est le rendez-vous de la poésie absurde et du génie farfelu, avec au passage des invité·e·s comme Claude Meunier, Réal Béland, Jean-Thomas Jobin et Maude Landry. Deux visions bien contrastées de l’humour made in Québec.

Alex Lévesque

7/7
Le festivalier chasseur de relève

Pour celui qui aime repérer les talents avant qu’ils n’explosent, la demi-finale et la finale de la Scène Ouverte animées par Alex Lévesque est un passage obligé. Ici, les artistes de la relève montent sur scène sans filet, dans un format qui privilégie l’audace à la sécurité. C’est le parcours de celui qui préfère parier sur un nom qu’il ne connaît pas encore plutôt que sur une tête d’affiche.

Et si le meilleur parcours était celui que vous n’aviez pas planifié ? En vous laissant guider par votre humeur, une file d’attente sympathique ou un titre de spectacle intrigant, vous pourriez bien tomber sur le rire de votre été.

Juste pour rire Montréal

Du 15 au 26 juillet 2026

Culturellement vibrant

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