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Arts visuels

OÙ ALLAIT MOURIR LE BRUIT DE LA CHANSON, THERE CAME FORTH A DARK AND UNDEFINED SHADOW

OÙ ALLAIT MOURIR LE BRUIT DE LA CHANSON, THERE CAME FORTH A DARK AND UNDEFINED SHADOW

Informations sur l’activité

18 mars 2021 au 1 mai 2021

18 mars – 1 mai 2021

Vernissage le 18 mars à 17h30

Par l’installation, le dessin et les actions performatives, Amélie-Brisson-Darveau propose des expériences alternatives d’éléments imperceptibles de l’environnement, par leur mise en volume et par l’exploration de leur tangibilité. La notion de texture est au centre de ses intérêts ; que ce soit celle (plus abstraite) des éléments qu’elle explore ou celle (très concrète) des matériaux qu’elle utilise, elle joue un rôle clé dans son langage visuel et conceptuel. L’artiste utilise la participation du public comme moyen subtil de relier le contenu historique de ses projets à la réalité sociopolitique, environnementale et économique actuelle.

Dans le cadre de son projet à Skol, elle s’intéresse à la matérialité de l’ombre et au rôle des ombres portées dans les films d’horreur des années 1940 à 1950. Dans ces films, issus d’un contexte politiquement et économiquement sombre (la Seconde Guerre Mondiale et la Grande Dépression), les réalisateurs ont utilisé des jeux d’ombre et de lumière pour démontrer une monstruosité esthétisée, en référence à leur époque. Créant un lien avec le contexte actuel, l’artiste s’interroge sur la relation entre la peur et la dépression, l’obscurité et la monstruosité esthétisée, à une époque marquée par la précarité sociale, environnementale et politique.

À Skol, Brisson-Darveau présente des œuvres installatives composées de matériaux relatifs au cinéma, créant des ombres portées. Proposées comme des « essais » sur la création d’une atmosphère onirique et monstrueuse, elles « mettent en scène » l’ombre du spectateur se déplaçant dans l’espace. À la fois déconstruction de stratégies cinématographiques et création d’un espace fictif et performatif, l’installation génère l’expérience d’un amalgame de deux espaces : l’espace filmique et l’espace réel.