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Sommets du cinéma d’animation : les talents d’ici et d’ailleurs s’animent

24 novembre 2016

Texte principal du billet

En 15 ans, les Sommets du cinéma d’animation de Montréal en ont fait du chemin. La métropole étant reconnue comme une plaque tournante du genre, la Cinémathèque souhaitait créer un festival fort pour mousser les talents d’ici et faire voir au public montréalais des films uniques. En regardant la programmation et la provenance des réalisateurs - Liban, Estonie, Russie, Japon, France et plus encore - , on se rend compte que c’est mission accomplie.

Entretien avec Marco de Blois, directeur artistique des Sommets, qui nous parle des nouveautés et de l’esprit de cette édition.

Le festival fête cette année ses 15 ans. Comment a-t-il évolué?

Au début, c’était minuscule, et aujourd’hui, nous pouvons parler des Sommets comme d’un grand festival international. Les délégations étrangères sont beaucoup plus importantes. Montréal est une Mecque du cinéma d’animation et le festival y joue un rôle d’ambassadeur, le souhait que nous avions à nos débuts. Il y a trop de talents ici dans le domaine pour ne pas avoir un festival d’animation digne de ce nom! Nous devons mettre de l’avant le talent de nos créateurs, et ce, dans toutes les facettes de l’animation, du film jusqu’aux effets visuels.



Comment réussissez-vous à convaincre le public que les films d’animation ne sont pas réservés qu’aux enfants?

Les Sommets, c’est la fête de tout le monde. C’est vrai que nous avons souvent tendance à croire que l’animation est pour les enfants. Mais avec une programmation de haut niveau, nous parvenons à convaincre les Montréalais que le cinéma d’animation peut aller ailleurs, comme la bande dessinée, par exemple. Nous misons sur la curiosité et l’intelligence du public. Et il y a des sujets très sérieux qui sont abordés. Par exemple, J’aime les filles, de Diane Obomsawin, porte sur l’éveil du désir homosexuel. SAMT (silence), un film nous venant du Liban, aborde la suppression des libertés sexuelles au Moyen-Orient.



En plus de nombreux courts, moyens et longs métrages, le festival propose pour la première fois une compétition de films très courts.

Nous voulions bonifier et dynamiser la programmation et nous avons eu l’idée de faire la part belle aux films de moins de 2 minutes 30. Les festivaliers pourront donc voir 33 films en 55 minutes! C’est important de donner une tribune à ces films, souvent excellents, qui se taillent rarement une place dans les festivals. La forme courte, c’est plein de défi : concision, efficacité, sens du punch.


Les monstres et les créatures étranges semblent occuper une place importante dans la programmation, cette année. Quelle forme cela prend-il?

Il y aura une grande exposition du collectif montréalais Clyde Henry Productions, les deux artistes derrière le film Madame Tutli-Putli, qui s’était rendu aux Oscars, en 2008. Ils font du stop motion avec des marionnettes extravagantes. Quarante de leurs pièces seront exposées du 24 au 27 novembre à la Cinémathèque. Le studio Framestore donnera pour sa part une conférence (25 novembre, 15 h) sur la fabrication de créatures pour le cinéma d’effets spéciaux. Puis, les créatures hilarantes de la cinéaste canadienne Diane Obomsawin – qui donnera aussi une leçon de cinéma le 24 novembre – seront exposées jusqu’au 3 janvier.


5 façons de profiter des Sommets du cinéma d’animation

  1. Le prix René-Jodoin sera remis le 26 novembre, à 15 h, au cinéaste Steven Woloshen, qui fait des films gravés et peints à même la pellicule, à la manière du grand Norman McLaren.
  2. En collaboration avec les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM), les Sommets présente une rétrospective sur l’animation dans le documentaire.
  3. Grâce au Passeport des Sommets, vendu au prix de 50 $, vous pouvez assister à toutes les projections du festival.
  4. Plusieurs tables rondes et ateliers, dont la classe de maître de Joan Gratz et la discussion sur le financement des films à l’heure d’internet, sont offerts gratuitement (25 novembre, 13 h).
  5. Le réalisateur français Jean-François Laguionie voyage peu, mais il sera à Montréal pour la projection de son film Louise en hiver (26 novembre, 19 h).



Les Sommets du cinéma d’animation

Cinémathèque
Du 23 au 27 novembre

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