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Un dialogue avec le monde arabe

27 octobre 2015

Texte principal du billet


Spectacles de hip-hop ou de musique traditionnelle, théâtre, humour, conférences, tables rondes et concerts gratuits. Voilà quelques façons de découvrir les multiples visages de la culture arabe. Pour une 16e année, pendant 16 jours, grâce au Festival du monde arabe, le cœur de Montréal battra au rythme de l’Orient. Sous le thème de l’autodérision, l’événement promet une incursion moderne et différente dans une culture riche et fascinante.

Emily Awad, responsable des communications du festival, nous présente l’événement et nous partage ses coups de cœur.


Quelle est la mission du festival?

Le Festival du monde arabe propose une rencontre et un dialogue entre les cultures arabes, orientales et occidentales. Nous souhaitons rapprocher les gens grâce aux arts. Pour une 16e année, nous offrons au public montréalais une vitrine présentant la richesse des arts du monde arabe, qu’ils soient traditionnels ou contemporains dans leur forme. Au-delà du volet artistique, nous présentons des conférences et des panels de discussion sur des sujets d’actualités sociales et culturelles.

Quelle programmation proposez-vous au public?

D’abord des arts de la scène, comme du théâtre, de la danse, de l’humour ou du conte. Il y a aussi de nombreux concerts offerts, allant de la musique traditionnelle au hip-hop, en passant par l’opéra et l’électro. Nous souhaitons une programmation éclectique. Grâce au Salon de la culture, nous proposons également des tables rondes et des débats sur des sujets d’actualité sociale, comme sur les Soufis (2 novembre, 18 h, Place des Arts), l’humour, la caricature, la guerre et l’exil. Plusieurs spectacles gratuits sont également proposés, entre autres, à la Place des Arts et à L’Escalier, pour donner un avant-goût de la programmation.


D’où viennent les artistes qui participent au festival?

Ils viennent de tous les horizons. Nous avons des artistes du monde arabe, de l’Europe, des États-Unis, du Canada qui sont d’origine arabe ou qui sont influencés par la culture arabe. Il y a des Québécois, dits «de souche», qui s’intéressent aux arts du monde arabe. Nous remarquons beaucoup de fusions entre les genres. Par exemple, le groupe OktoEcho est composé de Québécois et s’inspire de sonorités du Moyen-Orient. Ça crée de beaux mélanges.

À qui s’adressent les spectacles? Y a-t-il une barrière linguistique?

Depuis les tous débuts du festival, en 2000, nous avons voulu offrir des spectacles accessibles à tous les publics. Il y a quelques spectacles en arabe, mais ceux-ci sont sous-titrés. Sinon, ils sont tous en français ainsi que les conférences. Pour la première fois cette année, nous accueillons un humoriste algérien, Abdelkader Secteur, qui fait essentiellement son spectacle en arabe. C’est un humour destiné aux publics algérien et marocain. Autrement, tous les spectacles sont ouverts à tous.


L’affiche du festival a fait couler beaucoup d’encre. Parlez-nous du thème de cette année, Hilarus Delirus…

Nous ne pouvons pas dénier ce qui se passe dans le monde arabe et ailleurs. Le thème souligne que le monde a perdu la raison, que tout ça, c’est du délire. Nous n’avons pas mis ce visuel de l’avant pour créer la controverse, mais plutôt pour provoquer une réflexion. L’image du clown qui s’apparente à Arlequin sur l’affiche tourne en dérision la violence. C’est une caricature et c’est une façon de dénoncer cette violence. Pour contrecarrer le délire du monde, nous célébrons les arts, dans toutes ses formes délirantes… et hilarantes!


Les suggestions d’Emily Awad

Arabic Circus

Espace Georges-Émile-Lapalme de la Place des Arts
30 octobre, 16 h – Gratuit

Mélange entre la musique hip-hop aux sonorités arabes et le cirque, ce spectacle gratuit est un excellent avant-goût au festival, qui s’ouvre le lendemain.


Kamancello

Salle Claude-Léveillée, Place des Arts
4 novembre, 20 h

Deux musiciens proposent un dialogue entre le violoncelle et le kamancheh, un instrument à cordes iranien. Il s’agit d’un concert magnifique et inspirant pour ceux qui cherchent des sonorités nouvelles.


Narcinerama

Cinquième Salle, Place des Arts
6 novembre, 20 h

Expérience à la fois sonore et visuelle, ce concert-bénéfice pour les enfants syriens et irakiens met en vedette l’as du hip-hop Narcy, dont les envolées seront sublimées sur scène par un orchestre et accompagné de vidéoprojections.

Festival du monde arabe

Du 31 octobre au 15 novembre

Ce qu’on en dit

Les commentaires ci-dessous expriment l’opinion des internautes et non celle du Quartier des spectacles. Aussi, il nous est impossible de répondre aux commentaires et questions concernant cette activité.

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