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Ce qui se Trame au clocher de l’UQAM

22 février 2012

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Les finissants au baccalauréat en Communication Médias Interactifs de l’UQAM dévoileront, lors de la nuit blanche de Montréal, le fruit du labeur acharné accompli depuis septembre. Sous forme de projections interactives, lumineuses et sonores, ils invitent les noctambules à prendre d’assaut la façade du Clocher de l’UQAM dans un hommage plus grand que nature au cinéma d’animation québécois.

par Félix Larose
Si le terme « multimédia » évoque en vous le souvenir douteux d’un responsable de laboratoire informatique de votre école secondaire, ravisez-vous. Des plus grandes agences de publicité aux artistes internationaux comme Arcade Fire ou le Cirque du Soleil, le marché de l’emploi est plus qu’ouvert à l’arrivé de ses futurs professionnels qui se défont rapidement de l’image de binoclards en chemises manches-courtes.

Cette année pour la première fois dans un projet final, les quasi-bacheliers se sont vu attribuer un client en bonne et du forme. En effet, le festival des Rendez-Vous du Cinéma Québécois, qui célèbre sa trentième édition, a mandaté les jeunes créateurs de souligner à leur manière le cinéma d’animation de la belle province.

... Un point, c'est tout!

Transformant la façade du clocher de l’UQAM en écran de projection, c’est sur trois tableaux inspirés entre autres des films Notes sur un Triangle, Blinkity Blank et Balablok que les couches-tard de la nuit blanche pourront interagir. « Les gens se connectent sur la Web App avec leur téléphone intelligent ou leur tablette et accèdent aux périodes d’interactions. Ils vont pouvoir contrôler les images directement projetées sur la façade du clocher en faisant bouger les items à l’aide de leur écran tactile. » explique Antoine Goudreault, finissant et gestionnaire du projet.

Pour mener le bateau baptisée TRAME à bon port, les étudiants de l’Université du Québec à Montréal ont opté pour une technique de travail bien particulière et surtout, bien adaptée à ce type de milieu où les gestionnaires ne sont pas toujours en mesure de comprendre les exigences du travail à exécuter. Un technique qui répond au nom rugby-esque de Scrum.

« Pour faire une image, le scrum est une organisation qui ressemblerait plus à une fleur qu’à une pyramide. Les responsabilités sont réparties de manière horizontales pour permettre une meilleure communication entre les départements et une grande flexibilité vis-à-vis des célèbres Bug de programmations qui peuvent surgir à tout moment. » toujours selon les propos d’Antoine Goudreault.

Si la méthode est aussi efficace que son nom est brutal, le spectacle promet d’en mettre plein la vue pour ceux qui croient encore au mythe des fonds de bouteilles. Sur un clocher 2.0, pour une nuit blanche seulement.

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